Créer un site internet

C'est la presse qui le dit

L’hystérie anti-Sarkozy

 

Le point du 12 mai 2011 - - par Alain Duhamel (non considéré comme un journaliste de droite))

 

« Nicolas Sarkozy a beaucoup et parfois très bien travaillé. Á son corps défendant, il est devenu un tel fabricant de passion que chacun voit très bien ce qu’il fait de mal et très mal ce qu’il fait de bien. »

 

Ce qui, en revanche, constitue son épreuve spécifique, son purgatoire quotidien, son ordalie féroce, c’est la violence unique, la détestation exceptionnelle, la démesure extravagante, bref l’hystérie anti-Sarkozy qui déferle jour après jour et submerge le débat politique…………

Attaques. Inutile de recenser longuement les exemples ou les manifestations, tant ils abondent : livres réquisitoires, d’une virulence sans pareille dont le talent varie mais dont la vindicte est courante ; articles, éditoriaux, chroniques, reportages au picrate qui ne cherchent pas seulement à blâmer mais à blesser et à ridiculiser ; débats innombrables dont la dominante consiste à caricaturer, à rétrécir, à accabler. Il ne s’agit plus de combattre ou de démythifier mais d’enraciner l’image d’un grotesque, d’un vulgaire, d’un avide, d’un instable, voire d’un fou, d’un despote agité, d’un nabot malfaisant – les attaques sur le physique pullulent comme dans la presse d’extrême droite des années 30 -, d’un autocrate grossier immature. S’il fallait en établir un catalogue ou une médiathèque, dix archivistes et l’Institut national de l’audiovisuel n’y suffiraient pas. Personne ne peut le nier de bonne foi ; rarement la presse, les médias et l’édition ont été aussi librement et violemment assassins contre un président de la Ve république.

Depuis 2008, le monde entier ne cesse d’aller de convulsion en convulsion. Crise bancaire en 2008 (la pire depuis 1929), crise monétaire due aux dettes  souveraines en 2010 (la plus redoutable depuis la Libération), révolutions démocratiques bienvenues mais par hypothèse destabilisatrices dans les pays arabes en 2011. Depuis un demi-siècle, on n’avait pas connu une telle accumulation de risques, de peurs et de chancellements. Aucune nation n’est épargnée…………………

Transgressions - ………

Rien de tout cela ne justifie cependant l’explosion de haine dont il fait aujourd’hui l’objet………….

Ce qu’il rate devient immanquablement théâtral, ce qu’il réussit demeure immuablement invisible. Au pic des crises, là où les personnalités se révèlent, personne ne peut pourtant nier de bonne foi qu’il se soit montré à la hauteur. On peut discuter de l’ampleur de la part personnelle qu’il a prise pour échafauder les solutions, mais face aux immenses périls qui ont culminé durant ces quatre années, il a fait preuve de réactivité, de résolution, d’intelligence des situations, de capacité d’entraînement et mérite – mais si – de sang froid. Á l’opposé du masque d’agité pathologique dont on l’affuble. Au sein de l’Union européenne, il a été énergique et le plus charismatique.  Malheureusement pour lui, cela porte sur des sujets si ardus qu’il n’en a tiré aucun bénéfice politique et moins encore électoral………………

De même, en politique économique, s’il ne s’est pas montré infaillible, il a entrepris des réformes courageuses : là encore, on peut débattre des méthodes et des choix, mais on ne pourra pas l’accuser de démagogie, qu’il s’agisse des universités ou de la représentative syndicale, des retraites ou de la réduction des déficits publics, de la recherche ou du Grand Paris. On peut être en désaccord, mais pas le grimer en marionnette puérile…………….

Rupture - ………Á vouloir légitimement moderniser la France, à enchaîner, à empiler les réformes (justice, armée, État, services publics, fiscalité, territoires, etc..) au triple galop, il a déstabilisé ses concitoyens, fiévreux et versatiles. Le peuple le plus pessimiste d’Europe a eu, en pleine crise, le président le plus anxiogène.

Tout cela ne justifie cependant en rien de réduire le débat politique à un médiocre Grand Guignol ou un pitoyable vaudeville. La démographie exige un minimum de respect pour les adversaires. Beaucoup l’ont oublié, et ce peut-être à leur détriment car, si on  peut construire une victoire électorale sur un rejet, on ne peut réussir au pouvoir qu’autour d’un projet. L’exécration, la défiguration, la dérision ne font le jeu que du populisme et de l’extrême droite. En république, Nicolas Sarkozy peut être traité en adversaire, pas en ennemi, mais encore moins en pantin.. D’autant plus que, dans la presse et les médias, la mansuétude dont bénéficie Marine Le Pen tranche bizarrement avec l’aversion qu’inspire Nicolas Sarkozy.

 

---

 

De Gérard LUC :

La question que nous devons nous poser aujourd’hui est, si à la place de Nicolas Sarkozy nous avions eu Ségolène Royal ! Où en serait la France ?

 

Demain si nous avons comme Président de la République :

 

- L’attrape-tout Marine Le Pen qui valse dans la vague des courants nationalistes et europopulistes et dans les bras du grand séducteur le temps de crise. Ne jamais oublier que le F.N. est un parti contaminé par une extrême droite française qui sombra jadis dans l’Occupation et l’antisémitisme.

- Une femme ou un homme de gauche, autrement du P.S., dont le parti n’est plus qu’une immense foire  aux vanités et aux ego sans aucun souci de programmes. Le P.S.  est aujourd’hui un parti rassis ouvert aux passions malsaines et qui hier a ruiné la France.

- Un vert anti-tout qui joue avec la peur et qui n’est pas préoccupé des  changements des conditions de vie des plus pauvres

 

La question que l’on doit se poser, comment sera  dirigée la France, quelle sera son aura dans monde ?

 

Soyons dignes des libertés conquises par nos aïeux et arrêtons de sombrer dans la sinistrose et ne devenons pas un peuple bâillonné

 

Sarkozy royal Socialistes crise france

Commentaires (1)

1. Jean Marie Bayona (site web) 31/05/2011

C'est la première fois depuis que la république a été fondée qu'un Président en exercice reçoit autant de haine et de discrédit de la part des Médias !

C'est tellement plus facile pour le PS de critiquer et non de proposer !
Nous sommes à la veille des primaires Socialistes et qu'ont-ils à proposer :
"Un programme de Député" mais non de Présidentiable ! (dixit J.P. Chevènement)

Les Éléphant(e)s du PS sont très bien dans leurs rôles d'opposants, qu'ils y restent !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site